Le mardi c'est un poéme
par nous choisit
chez L 'amie Lady Marianne
le thème proposé par Colette du Québec
est l 'ivresse , ou sujet libre
je choisit L 'ivresse
avec un poéme de Tristan Corbiére
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La cigale et le poéte
Tristan Corbiére
Le poéte ayant chanté
déchanté
vit sa Muse. presque bue .
rouler en bas de sa nue
de cartons sur des lambeaux?
de papiers et d 'oripeaux .
Il alla collé sa mine
aux carreaux de sa voisine
pour lui peindre ses regrets
D'avoir fait :oh pas exprès !
son honteux monstre de livre !...
Mais vous étiez donc bien ivre ?
-ivre de vous !...est -ce mal ?
-écrivain public banal
qui pouvait si bien le dire ...
et si bien ne pas l 'écrire
j 'y pensais en revenant
On n 'est pas parfait, Marcelle ...
-Oh !c'est tout comme dit -Elle
Et si vous chantiez, maintenant !
Tristan Corbière les amours jaunes 1873
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Quelques mots sur ce poéte
Édouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, né le 18 juillet 1845
au manoir de Coat-Congar à Morlaix (Finistère)
et mort le 1er mars 1875 à Morlaix, est un poète français.
Il est né de l’union d’Édouard Corbière et d’Angélique Aspasie Puyo
que 33 ans séparent : à sa naissance, son père est âgé de 52 ans, et sa mère de 19.
Après une enfance passée sans histoire dans le manoir du Launay,
Tristan est envoyé à l’âge de 14 ans en pension au lycée impérial de Saint-Brieuc.
C’est à cette époque qu’il commence à souffrir du rhumatisme articulaire
qui lui gâchera l’existence et qui aura raison de lui. Son état de santé s’aggravant,
il doit quitter Saint-Brieuc l’année suivante pour rejoindre son oncle médecin établi à Nantes.
Il entre au lycée de Nantes en qualité d’externe.
Deux ans plus tard, son état de santé l’oblige à cesser ses études.
Commence alors une vie de marginal ;
il voyage dans le sud de la France, où il lit les œuvres de Hugo, de Baudelaire, de Musset.
Il s’installe ensuite à Roscoff, en Bretagne, dans une maison que possèdent ses parents.
Les habitants du village le surnomment l’« Ankou », c’est-à-dire le spectre de la mort,
en raison de sa maigreur et de son allure disloquée.
Il aime prendre la mer sur son bateau, « Le Négrier »
(titre du plus célèbre roman de son père) Edouard Corbiére
et se livre à quelques excentricités.
Il s’amuse un jour à se déguiser en forçat,
en femme ou en mendiant,
l’autre à se raser les sourcils ou bien encore, alors qu’il est en visite à Rome,
à traîner un porc en laisse déguisé en évêque lors du carnaval auquel assiste le pape.
C’est ainsi que s’écoulent ses jours,
jusqu’à sa rencontre avec une petite actrice parisienne
que Corbière se plaît à appeler Marcelle, de son vrai nom Armida Josefina Cuchiani ;
elle devient sa muse.
Délaissant son prénom d’état-civil, Édouard-Joachim,
pour prendre celui, plus évocateur,
de Tristan (pour TRISTE EN CORPS BIÈRE),
il fait paraître à compte d’auteur en 1873 son unique recueil de poèmes,
« Les Amours jaunes », qui passe inaperçu. Corbière, qui ne connut aucun succès de son vivant,
sera révélé de manière posthume par Verlaine
A Morlaix , il y à un lycée Tristan Corbiére ,
et l 'ancienne bibliothèque porte le nom ( les amours jaunes )
il y à toujours le manoir ou il est né
à Roscoff c'est une Figure ..
un timbre poste à son honneur
photo du net
