Rififi était gourmande
Nous avons aujourd'hui l'habitude de voir nos tables
se garnir de délicieuses confitures
mais à certaine époque ce fut un met de luxe
Nous savons aujourd’hui, grâce à de brillants témoignages,
que l’Antiquité connaissait déjà quelques méthodes
de conservations des fruits grâce au sucre.
A l’époque médiévale, les confitures font partie intégrante
de la pharmacopée de l’époque.
Seuls les apothicaires tenaient le commerce du sucre de canne
Les seigneurs de jadis, grands mangeurs de gibiers et autres volailles en pâtés,
n’avaient guère que les fruits pour se prémunir
des maux dus à la consommation excessive de viandes.
Les légumes qui poussent en terre, n’étaient dignes que de la classe paysanne,
tandis que les fruits cueillis sur les arbres
étaient l’apanage des aristocrates.
Et c’est pour conserver ces fruits qu’ils étaient transformés
en confitures épicées car l’on considérait, à juste titre,
que les épices facilitaient la digestion de ces repas gargantuesques.
Nostradamus, en effet, est plus connu pour ses prédictions
que pour son intérêt pour la confiserie.
Mais c’est avec plaisir qu’il posa sur le papier de nombreuses recettes
de fruits cuits au miel ou au sucre,
chacune ayant une propriété individuelle.
Avec l’ouverture du commerce vers l’Asie et l’Amérique
grâce à l’installation de comptoirs,
l’Europe voit arriver sur ces marchés de nombreux fruits exotiques
tel que l’ananas.
Ces fruits cultivés dans les zones tropicales ne se conservaient pas longtemps
sous le climat européen. Pour palier à cela,
les Hollandais les premiers eurent l’idée de confire ces fruits dans du sucre.
Ainsi, la coutume de cuire les fruits dans un sirop de sucre ou de miel se répandit rapidement et fit le bonheur de nombreux gourmands.
Mais il faut attendre la découverte des méthodes industrielles
d’extraction du sucre de betterave
au XIXème siècle pour que les confitures fassent leur apparition dans les chaumières.
C’est en 1811 que Benjamin Delessert et Jean-Baptiste Quéruel mettent au point un moyen d’extraire le sucre de la betterave avec les encouragements de Napoléon Ier.
Depuis lors, les confitures se démocratisent
et deviennent la gourmandise des petits et le plaisir des grands.
Chaque famille a désormais la possibilité de concocter de belles et bonnes confitures
dans sa cuisine, comme Georges Sand a pu le faire en son temps avec fierté

Confitures artisanales DANY LELOUARD
chez tendres douceurs la feuillée 29690
monts d 'arrée
elle vend sur les marchés
et prend aussi des commandes
(Photo le Télégramme )