Aujourdhui c'est la Saint Jean
j 'en connait beaucoup
dont Jean-Yvon ....
donc bonne fête pour eux
et autrefois il y à bien longtemps de cela
voila ce qu 'était la Saint Jean
en PAYS BRETON
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Dès la veille de le Saint-Jean, on voit des troupes de petits garçons et de petites filles en haillons aller de porte en porte, une assiette à la main, quêter une légère aumône : ce sont les pauvres, qui n’ont pu économiser sur l’année entière de quoi acheter une fascine d’ajonc, qui envoient ainsi leurs enfants mendier de quoi allumer un feu « en l’honneur de monsieur saint Jean. »
Vers le soir, on aperçoit, sur quelque rocher élevé, au haut de quelque montagne, un feu qui brille tout-à-coup ; puis un second, un troisième, puis cent feux, mille feux !
Devant, derrière, à l’horizon, partout la terre
semble refléter le ciel, et avoir autant d’étoiles ;
de loin, on entend une rumeur confuse, joyeuse,
et je ne sais quelle étrange musique, mélangée de sons métalliques et de vibrations d’harmonica
qu’obtiennent des enfants en caressant du doigt un jonc fixé aux deux parois d’une bassine de cuivre pleine d’eau
et de morceaux de fer ; cependant, les conques des pâtres se répondent de vallée en vallée ; les voix des paysans chantent des noëls aux pieds des calvaires, se font entendre ;
les jeunes filles, parées de leurs habits de fête,
accourent pour danser autour des feux de saint Jean ;
car on leur a dit que, si elles en visitaient neuf,
elle se marieraient dans l’année.
Les paysans conduisent leurs troupeaux pour les faire sauter par dessus le brasier sacré,
sûrs de les préserver ainsi de maladie.
C’est alors un spectacle étrange pour le voyageur qui passe,
que de voir de longues chaînes d’ombres bondissantes tourner autour de mille feux,
comme des rondes diaboliques, en jetant des cris farouches et des appels lointains.
Dans beaucoup de paroisses, c’est le curé lui-même qui vient processionnellement, avec la croix, allumer le feu de joie préparé au milieu du bourg ; à Saint-Jean-du-Doigt (Finistère),
la vasque à Saint jean du Doigt
le même office est rempli par un ange qui, au moyen d’un mécanisme fort simple, descend, un flambeau à la main, du sommet de la tour élancée, enflamme le bûcher, puis s’envole et disparaît dans les aiguilles tailladées du clocher.
Les Bretons conservent avec une grande piété un tison du feu de la Saint-Jean :
ce tison, placé près de leur lit, entre un bois bénit le dimanche des Rameaux, et un morceau de gâteau des Rois, les préserve, disent-ils, du tonnerre. Ils se disputent en outre, avec beaucoup d’ardeur, la couronne de fleurs qui domine le feu de Saint-Jean : ces fleurs flétries sont des talismans contre les maux du corps et les peines de l’âme : quelques jeunes filles les portent suspendues sur leur poitrine par un fil de laine rouge, tout puissant, comme on le sait, pour guérir les douleurs nerveuses.
Bonne fin de semaine à tous