Les coccinelles possèdent 2, 5, 7, 10, 14, 22 ou même 24 points.
Contrairement à la croyance populaire,
le nombre de points ne détermine pas l’âge de l’insecte puisque son espérance de vie
ne dépasse guère les 3 ans.
Les motifs servent surtout à différencier les espèces. Ainsi, les coccinelles n’arborant pas le même nombre de points ne se reproduiront pas ensemble.
Contre toute attente, lorsque la coccinelle sort de sa chrysalide, ses élytres sont jaunes et dépourvus de points. D’origine génétique, la couleur rouge et les points noirs apparaissent quelques heures après la naissance. Plus précisément, les points noirs se dessinent quand, en se transformant en adulte, la coccinelle sécrète un pigment noir (mélanine) qui vient se fixer sur les élytres avec un autre pigment rouge vif. Si la couleur de la coccinelle peut varier avec son âge, le nombre de points est définitif.
(images du net )
Outre un moyen de différencier les espèces,
les points sur les coccinelles lui servent à se protéger des ennemis.
En effet, les motifs et couleurs ornant sa coque
indiquent qu’elle est un insecte toxique.
Lorsqu’ils sont attaqués, les coléoptères se laissent tomber sur le dos
et sécrètent des alcaloïdes, une substance amère à l’odeur nauséabonde
qui déroute ses divers prédateurs que sont par exemple les oiseaux,
les fourmis, les sauterelles, les grenouilles ou les araignées.
Ce phénomène naturel de défense est appelé autohémorrhée
et se traduit concrètement par l'exsudation d'un sang très âcre qui perle,
le plus souvent par le biais de ses pattes.
De peur, l’insecte libère également ce liquide orange
lorsqu’on le prend dans la main
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HISTOIRE
Selon une légende du Xème siècle,
un homme condamné pour meurtre alors qu’il clamait son innocence
a été épargné par la hache de son bourreau
grâce à la présence d’une coccinelle posée sur son cou.
Le bourreau a tenté de la chasser plusieurs fois sans succès.
Le roi de l’époque (Robert II)
y a vu une intervention divine et a décidé de gracier l’homme.
Quelques jours plus tard, on a retrouvé le coupable.
Depuis, on appelle la coccinelle « la bête à bon Dieu »,
considérée comme un porte-bonheur.

( image JARDIN MALIN )
fleurs de sureau