Par Monica-breiz
Les tourterelles turques ont toujours été associées aux établissements humains, mais leur expansion depuis l'Asie Mineure vers l'Europe, au début du siècle, reste inexpliquée. À partir des Balkans, elle a envahi le reste du continent il y a une soixantaine d'années. Elle est arrivée en Suisse en 1948, en France en 1950, en Belgique en 1952 et au Luxembourg en 1956. Elle vit toute l'année dans les villages et les villes, où elle trouve sa nourriture et un climat moins rude qu'en rase campagne.
La tourterelle turque trouve sa nourriture dans le voisinage de l'homme.
Elle partage les graines destinées aux poules
et effectue de véritables raids dans les champs de blé et les cours de fermes.
En hiver, les tourterelles turques errent en petites troupes
dans les parcs et les espaces verts
et fréquentent les aires de nourrissage destinées aux petits passereaux.
Elles s'y montrent très pacifiques,
se nourrissant serrées les unes contre les autres.
Très tôt au printemps, elles exécutent leur spectaculaire vol nuptial :
après un vol ascendant très abrupt,
la tourterelle redescend en planant,
avec les ailes recourbées vers le bas
et en poussant des roucoulements sonores
caractéristiques.
Elle se perche volontiers sur les poteaux télégraphiques,
les antennes TV et les toits, d'où elle pousse son cri répétitif.
La tourterelle turque a un cycle de reproduction assez exceptionnel.
Bien qu'elle se reproduise principalement entre février et octobre,
elle est capable de pondre tous les mois de l'année.
Elle débutera parfois une nouvelle couvée
alors qu'elle est encore occupée à nourrir ses petits ;
on peut compter 6 couvées en une seule saison.
Alors que plupart des autres oiseaux des parcs et des jardins
alimentent leurs petits avec des insectes saisonniers,
la tourterelle nourrit ses petits avec le « lait de pigeon »,
production du jabot riche en protéines et en graisse,
ce qui lui permet de nourrir des oisillons presque en toutes saisons.
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