Par Monica-breiz
elle est la tous les jours
et je l 'intéresse il faut croire
alors quand elle ne me voit pas
elle regarde par la fenêtre de la cuisine
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Cette femelle goéland
ne doit pas aimer la haute mer
Elle me semble avoir
l 'âme terrienne
je rêve bateaux
Elle rêve chaumiére
mais nous sommes devenues amies
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José Maria De Heredia
(1842-1905)
Le soleil semble un phare à feux fixes et blancs.
Du Raz jusqu'à Penmarc'h la côte entière fume,
Et seuls, contre le vent qui rebrousse leur plume,
A travers la tempête errent les goëlands.
L'une après l'autre, avec de furieux élans,
Les lames glauques sous leur crinière d'écume,
Dans un tonnerre sourd s'éparpillant en brume,
Empanachent au loin les récifs ruisselants.
Et j'ai laissé courir le flot de ma pensée,
Rêves, espoirs, regrets de force dépensée,
Sans qu'il en reste rien qu'un souvenir amer.
L'Océan m'a parlé d'une voix fraternelle,
Car la même clameur que pousse encor la mer
Monte de l'homme aux Dieux, vainement éternelle.
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